Avant l’intervention : consultation et bilan préopératoire
Chaque projet de liposuccion VASER à la Clinique Bellefontaine débute par une consultation personnalisée avec le Dr Yann Favre. Cette étape permet de vérifier que l’intervention est adaptée à votre anatomie, à votre état de santé et à vos objectifs.
Indications du VASER. À la Clinique Bellefontaine, le VASER est utilisé pour toutes les liposuccions haute définition. Il est également particulièrement utile lorsque les tissus sont fibreux, notamment après une liposuccion ou une autre intervention chirurgicale. Après une grossesse, l’examen recherche surtout un relâchement cutané, une diastase abdominale, une hernie ainsi que d’éventuelles adhérences liées à une césarienne ou à une chirurgie antérieure.
Analyse médicale et évaluation des risques. Le Dr Favre examine vos antécédents médicaux, chirurgicaux et anesthésiques, vos allergies ainsi que l’ensemble de vos médicaments et compléments alimentaires. La consultation prend aussi en compte le tabagisme, les maladies cardiovasculaires, respiratoires ou métaboliques et les antécédents personnels ou familiaux de saignement, de thrombose ou d’embolie pulmonaire. Les risques sont évalués en fonction de votre état général, de votre poids, du nombre de zones traitées et de l’importance de l’intervention.
Examen de la silhouette et de la peau. L’examen précise l’épaisseur et la répartition de la graisse, le degré de fibrose, les cicatrices, les asymétries, l’anatomie musculaire ainsi que l’élasticité de la peau. En cas de suspicion de lipœdème, le diagnostic repose sur les symptômes et l’examen clinique, avec un bilan complémentaire par un angiologue si nécessaire afin d’écarter notamment une insuffisance veineuse ou un lymphœdème.
Lorsque la peau présente un relâchement limité ou modéré, le Renuvion peut être proposé en complément de la liposuccion pour favoriser la contraction des tissus. En présence d’un excès cutané important ou d’une diastase nécessitant une correction, une abdominoplastie peut être plus adaptée.
Évaluation de la paroi abdominale. Avant toute liposuccion du ventre, une éventuelle diastase ou hernie est recherchée. Selon le protocole de la Clinique Bellefontaine, une échographie de la paroi abdominale est systématiquement réalisée afin de détecter notamment une hernie ombilicale ou cicatricielle, parfois peu visible lors de l’examen clinique.
Une liposuccion ne corrige ni une hernie ni un écartement des muscles abdominaux. Si une anomalie est découverte, le plan opératoire est adapté et une intervention spécifique peut être proposée.
Prise de sang préopératoire. Un bilan sanguin est également demandé systématiquement. Il permet notamment de rechercher une anémie, de contrôler les plaquettes et d’identifier certaines anomalies de la coagulation.
À l’issue de la consultation, le Dr Favre établit un plan opératoire personnalisé et vous informe des bénéfices, des limites, des alternatives et des risques de l’intervention.
Préparation avant la liposuccion VASER
Les consignes de jeûne dépendent du type d’anesthésie. En cas de sédation, les horaires indiqués par l’anesthésiste doivent être strictement respectés. Sous anesthésie locale sans sédation, une collation légère est autorisée. Avant l’intervention, le Dr Favre dessine et valide avec le patient les zones à traiter en position debout, afin d’identifier précisément les volumes, les reliefs et les éventuelles asymétries.
Infiltration tumescente et action des ultrasons VASER
Au bloc opératoire, une antisepsie cutanée étendue est réalisée selon le protocole de la Clinique Bellefontaine. Une solution tumescente, dite solution de Klein, est ensuite injectée par de petites incisions de quelques millimètres. Elle contient notamment un anesthésique local dilué et de l’adrénaline, qui contribue à l’analgésie et à la diminution des saignements.
La sonde VASER émet ensuite des ultrasons qui fragmentent et émulsionnent la graisse sous-cutanée. Cette étape facilite un traitement contrôlé des tissus adipeux, notamment dans les zones fibreuses ou déjà opérées. Le VASER prépare la graisse, mais ne l’aspire pas : l’extraction est réalisée séparément avec les microcanules oscillantes du système MicroAire PAL. Celles-ci facilitent la progression de la canule et permettent une aspiration graduelle et précise. La régularité du résultat dépend toutefois également de l’anatomie du patient, de la qualité de la peau et de la technique du chirurgien.
Contrôles en fin d’intervention
Les volumes, la symétrie et la régularité des contours sont vérifiés à plusieurs reprises. Lorsque le type d’anesthésie et la sécurité du patient le permettent, des contrôles complémentaires peuvent être effectués en position debout en fin d’intervention avant la mise en place du vêtement compressif.
Après l’intervention : récupération et suivi après une liposuccion VASER
Compression postopératoire. Une gaine de compression Marena® est mise en place immédiatement après l’intervention. Elle exerce une pression homogène et accompagne l’adaptation des tissus après la liposuccion. Selon le protocole de la Clinique Bellefontaine, elle est portée jour et nuit pendant trois semaines et retirée uniquement pour la douche. Son textile intègre une protection antimicrobienne à base d’argent actif. Après une liposuccion haute définition, des plaques Epifoam® sont également positionnées sous la gaine, sur les zones sculptées, afin de mieux répartir la compression. La gaine et les mousses doivent rester correctement positionnées, sans pli ni pression excessive.
Premières 48 heures. Durant les douze premières heures, un liquide tuméfiant légèrement teinté de sang peut s’écouler par les petites incisions, car nous ne mettons pas de drain. Ce phénomène est habituel et les pansements doivent être changés conformément aux consignes de la Clinique. La première douche est autorisée après 48 heures. Selon notre protocole postopératoire, un antibiotique est prescrit pendant cinq jours, ainsi que des antalgiques adaptés.
Douleurs, gonflements et mobilisation. Les douleurs ressemblent le plus souvent à des courbatures ou à des crampes et peuvent persister pendant une à deux semaines. Des œdèmes, des ecchymoses, des indurations et une diminution temporaire de la sensibilité sont également fréquents. Ils s’atténuent progressivement, même si certaines zones peuvent rester gonflées ou fermes pendant plusieurs mois.
Pendant les deux premières semaines, le protocole Bellefontaine recommande de limiter les stations debout prolongées à un maximum cumulé de deux à trois heures par jour afin de ne pas accentuer l’œdème. Cette consigne ne signifie toutefois pas qu’il faut rester immobile : de courtes marches régulières sont recommandées directement après l’intervention pour favoriser la circulation et réduire le risque thromboembolique.
Massages et suivi médical. Après validation du Dr Favre et si la cicatrisation le permet, des séances d’Endermologie LPG peuvent commencer entre le septième et le dixième jour. Elles sont proposées pour accompagner la diminution de l’inconfort, des gonflements et des indurations, mais ne garantissent pas l’absence d’irrégularités. Le Dr Favre et son équipe assurent des consultations régulières pour surveiller la récupération. Les premiers changements sont rapidement visibles, mais le résultat définitif d’une liposuccion VASER s’apprécie généralement après trois à six mois.
Quels sont les risques et les effets secondaires d’une liposuccion VASER® ?
Les complications possibles après une liposuccion VASER® sont, pour l’essentiel, les mêmes qu’après une liposuccion classique : irrégularités du contour, asymétrie, sérome, hématome, infection, indurations, fibrose ou troubles de la sensibilité. L’utilisation des ultrasons ajoute toutefois un risque particulier d’échauffement excessif de la sonde, susceptible d’entraîner une lésion thermique au niveau d’un point d’entrée ou sous la peau. Les brûlures ne sont cependant pas exclusives au VASER®, puisqu’une liposuccion mécanique classique peut également provoquer une brûlure de frottement au passage répété de la canule. Ce risque est réduit par la protection des points d’entrée, une infiltration suffisante et une utilisation maîtrisée de l’énergie. À ce jour, aucune brûlure liée au VASER® n’a été observée à la Clinique Bellefontaine.
Bonjour docteur, en tant que femme qui aime les sorties et les dîners entre amies, je ressens une gêne liée à la graisse au niveau de mes bras lorsque je porte des robes. Je cache souvent cette zone avec une veste. Et vu que je programme une croisière cette été, je considère la liposuccion vaser comme une option pour me débarrasser de cette graisse. Si je subis l’intervention le mois prochain, puis-je atteindre des résultats optimaux pour l’été ? Merci.
Bonjour Sylvia,
Je vous remercie pour votre intérêt. Concernant la liposuccion des bras, il y a deux choses à voir. La première est l’accumulation objective de graisse au niveau des bras où effectivement une liposuccion peut être effectuée. Le deuxième point est la peau, afin de voir s’il y a un relâchement cutané. S’il y a un relâchement cutané et qu’il est petit à modéré, nous pouvons effectuer du renuvion au cours de l’intervention de façon à pouvoir retendre la peau, sans cicatrice supplémentaire. Si le relâchement cutané est trop important, un lifting des bras sera proposé. En gros, si une liposuccion avec ou sans renuvion est proposé, vous pourrez aller à votre croisière sans problème 4 semaines après l’intervention. Tandis que si un lifting des bras est effectué, nous vous conseillons plutôt de faire l’intervention de lifting des bras 6 semaines avant votre croisière.
En espérant avoir répondu à votre question, recevez mes meilleures salutations.
Docteur Y. Favre