Lifting du ventre ou abdominoplastie à Lausanne

Abdominoplastie et lifting du ventre à Lausanne

Après une ou plusieurs grossesses, notamment après une grossesse gémellaire ou multiple, ou à la suite d’une perte de poids importante, la peau et les tissus du ventre peuvent rester distendus. Il peut alors persister un excès de peau abdominale, parfois accompagné de graisse localisée et de vergetures. Les muscles grands droits de l’abdomen peuvent également s’écarter en raison d’un étirement et d’un élargissement de la ligne blanche : on parle alors de diastasis des muscles grands droits.

Une alimentation équilibrée et une activité physique régulière peuvent contribuer à réduire la masse grasse et à renforcer la musculature, mais elles ne font pas disparaître un excès de peau déjà constitué. Les crèmes ne permettent pas non plus de corriger un relâchement cutané important. Des exercices ou une physiothérapie ciblés peuvent améliorer la fonction de la paroi abdominale, sans garantir la correction anatomique d’un diastasis persistant.

Dans ces situations, une abdominoplastie, également appelée plastie abdominale, lifting du ventre ou tummy tuck, peut être envisagée. Adaptée à l’anatomie de chaque patient, cette intervention vise à retirer l’excès de peau et de graisse sous-cutanée et, lorsque cela est indiqué, à corriger le diastasis afin de restaurer un contour abdominal plus ferme et harmonieux.

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Comment se déroule une abdominoplastie ?

Avant l’abdominoplastie : consultation et examens préopératoires

Que vérifions-nous lors de la première consultation ?

Lors de la première consultation, nous vérifions qu’une abdominoplastie, également appelée plastie abdominale, est bien indiquée et adaptée à votre anatomie, à votre état de santé et à vos attentes. Nous prenons notamment en compte vos antécédents médicaux et chirurgicaux, vos traitements, votre consommation de tabac, votre poids et sa stabilité.

Nous mesurons également votre taille, votre indice de masse corporelle (IMC), votre pourcentage de masse grasse ainsi que l’épaisseur et la répartition de la graisse sous-cutanée. L’examen clinique permet d’évaluer la quantité et la qualité de la peau abdominale, les vergetures, les cicatrices antérieures et l’état de la paroi abdominale. Nous recherchons en particulier un éventuel diastasis des muscles grands droits ainsi qu’une hernie ombilicale, épigastrique ou incisionnelle.

Les zones susceptibles d’être traitées sont ensuite dessinées et vous sont présentées devant un miroir. Cette étape permet de discuter précisément du projet opératoire et du résultat pouvant raisonnablement être attendu.

Quels examens sont réalisés avant l’abdominoplastie ?

Dans notre pratique, une échographie de la paroi abdominale ainsi qu’un bilan sanguin préopératoire sont demandés avant l’intervention. Le contenu de la prise de sang est principalement pour voir si vous souffrez d’anémie ou de troubles de la coagulation.

L’échographie complète l’examen clinique. Elle permet de rechercher une éventuelle hernie de la paroi abdominale, d’en préciser la localisation et les dimensions et, dans certains cas, d’identifier son contenu, par exemple de la graisse ou une anse intestinale. En présence d’un diastasis des muscles grands droits, elle permet également de mesurer la distance séparant les deux muscles.

L’échographie constitue un examen fiable, mais ses résultats peuvent varier selon la zone mesurée, la position du patient, la respiration et la contraction des muscles abdominaux. Un diastasis discret ou localisé peut donc parfois être sous-estimé, et son étendue exacte n’être confirmée qu’au cours de l’intervention. Lorsqu’un diastasis est constaté et que sa correction est indiquée, il peut être traité au cours de la même abdominoplastie, conformément au projet opératoire discuté avec vous.

Pourquoi faut-il arrêter de fumer avant une abdominoplastie ?

Le tabagisme augmente le risque de complications après une abdominoplastie, notamment d’infection, de retard de cicatrisation, de désunion de la plaie et de nouvelle intervention. Afin de réduire ces risques, nous recommandons fortement un arrêt complet du tabac pendant au moins 21 jours avant l’intervention et 21 jours après celle-ci.

Lorsque cela est possible, commencer cet arrêt au moins quatre semaines avant l’opération apporte une marge de sécurité supplémentaire pour la cicatrisation. Le vapotage et toute autre consommation de produits contenant de la nicotine doivent également nous être signalés lors de la consultation afin que des recommandations adaptées puissent vous être données.

Pendant l’abdominoplastie : le déroulé de l’intervention

Les dessins et les photographies avant l’intervention

Juste avant l’intervention, les zones exactes de peau et de graisse qui doivent être retirées sont dessinées avec le patient en position debout. Cette position permet de tenir compte de l’effet de la gravité sur la peau abdominale et d’évaluer plus précisément la répartition des excès cutanés et graisseux.

Une documentation photographique médicale est également réalisée avant l’opération. Elle complète l’examen clinique, participe à la planification de l’abdominoplastie et permet de suivre objectivement l’évolution du résultat.

Comment l’ombilic est-il repositionné ?

Au cours d’une abdominoplastie complète, l’ombilic d’origine est conservé sur son pédicule, qui reste attaché à la paroi abdominale. Après avoir retendu la peau du ventre, le Dr Yann Favre crée un nouvel orifice cutané à travers lequel l’ombilic est extériorisé. C’est ce geste que l’on appelle la transposition de l’ombilic.

Le Dr Favre utilise une technique particulière d’ombilicoplastie destinée à rendre la cicatrice péri-ombilicale aussi discrète que possible. Un petit lambeau cutané en forme d’arc de cercle est créé dans la peau abdominale retendue. Ce lambeau est inséré dans la partie inférieure de l’ombilic puis fixé en profondeur.

Cette fixation attire la jonction cicatricielle vers l’intérieur de l’ombilic et contribue à lui donner davantage de profondeur ainsi qu’une forme naturelle. En position debout, un léger repli de peau se forme dans la partie supérieure de l’ombilic et participe à masquer davantage la cicatrice.

Cette technique ne supprime pas la cicatrice, mais vise à l’enfouir dans les reliefs naturels de l’ombilic afin de la rendre très peu visible, notamment lorsque le patient se tient debout.

Après une abdominoplastie : récupération, gaine et reprise du sport

La récupération après une abdominoplastie varie selon l’étendue de l’intervention, la quantité de peau retirée, la réalisation éventuelle d’une liposuccion et la correction d’un diastasis des muscles abdominaux. Les indications personnalisées remises par le Dr Favre et l’équipe de la Clinique Bellefontaine priment toujours sur les informations générales présentées ci-dessous.

Les douleurs après une abdominoplastie

L’intensité des douleurs varie d’une personne à l’autre, mais celles-ci sont généralement bien contrôlées par un traitement antalgique associant plusieurs médicaments afin de limiter le recours aux opioïdes.

Dans notre pratique, le paracétamol et le métamizole suffisent le plus souvent. Le tramadol n’est prescrit qu’en traitement de secours lorsque cela est nécessaire. Tous ces médicaments doivent être pris uniquement selon l’ordonnance remise par l’équipe médicale.

Lorsqu’un diastasis des muscles grands droits est corrigé par une plicature musculo-aponévrotique, une sensation de tension abdominale et des douleurs plus marquées peuvent être ressenties pendant les premiers jours.

Quelle position adopter après l’opération ?

Afin de limiter la tension exercée sur la cicatrice horizontale du bas-ventre, nous recommandons à la Clinique Bellefontaine de conserver une flexion du tronc et des hanches pendant les deux premières semaines, notamment en position debout et lors des déplacements :

  • environ 30 à 40 degrés pendant la première semaine ;
  • environ 20 à 30 degrés pendant la deuxième semaine ;
  • puis un retour progressif à une position verticale normale à partir de la troisième semaine.

Au repos et pendant le sommeil, cette position fléchie doit également être maintenue. Il est recommandé de dormir sur le dos, avec le buste légèrement relevé et les genoux fléchis. Cette position peut être obtenue à l’aide d’un lit réglable, en relevant le dossier et la partie située sous les genoux, ou en disposant des coussins derrière le dos et sous les genoux. Les appuis doivent être ajustés afin d’obtenir une position confortable, sans tension excessive sur le ventre ni contrainte au niveau du dos.

Ces angles correspondent à notre protocole postopératoire. La position exacte est montrée par l’équipe avant la sortie de la clinique et ne doit pas être recherchée au degré près.

Cette posture légèrement courbée ne signifie pas qu’il faut rester alité. Dès que l’équipe soignante l’autorise, il est important de se lever et d’effectuer plusieurs courtes marches chaque heure. La mobilisation précoce favorise la récupération et contribue à prévenir la thrombose veineuse.

En cas de toux ou d’éternuement, nous conseillons de soutenir le ventre avec les mains ou un petit coussin pendant les deux premières semaines. Cette précaution améliore le confort et limite les tractions brusques sur la plicature et sur les sutures profondes reliant la peau à la paroi musculaire.

Surveillance et prévention de la thrombose

À la Clinique Bellefontaine, une nuit de surveillance est généralement prévue après une abdominoplastie. Elle permet notamment de surveiller la douleur, les paramètres vitaux, les nausées, la mobilisation initiale et l’apparition éventuelle d’un saignement postopératoire.

La prévention de la phlébite, ou thrombose veineuse profonde, et de l’embolie pulmonaire repose sur une évaluation individuelle du risque, la mobilisation précoce et un traitement anticoagulant.

Dans notre protocole, des injections d’énoxaparine sont habituellement prescrites pendant dix jours. La dose et la durée peuvent toutefois être adaptées en fonction du poids, des antécédents, du risque thrombotique et du risque de saignement. La durée idéale n’est pas définie de manière universelle ; les études disponibles soutiennent surtout une prescription individualisée.

Combien de temps faut-il porter la gaine abdominale ?

À la Clinique Bellefontaine, une gaine abdominale est portée jour et nuit pendant six semaines, sauf pendant la toilette et selon les indications données lors des contrôles.

Lorsqu’une liposuccion est associée à l’abdominoplastie, on parle alors de lipoabdominoplastie, un vêtement compressif adapté aux zones aspirées est également porté jour et nuit pendant les trois premières semaines.

Ces durées correspondent à notre protocole. Les données scientifiques ne permettent pas actuellement de définir une durée idéale ni d’affirmer que la gaine prévient à elle seule le sérome ou la récidive du diastasis. Elle doit apporter un soutien sans provoquer de douleur importante, d’engourdissement, de coloration anormale de la peau ou de difficulté à respirer. En présence de l’un de ces symptômes, il faut contacter la clinique afin de faire contrôler son ajustement.

Un antibiotique est-il systématiquement nécessaire ?

À la Clinique Bellefontaine, un traitement postopératoire pouvant durer jusqu’à cinq jours peut être prescrit lorsqu’un élément individuel ou opératoire le justifie. Le choix de la molécule, sa dose et sa durée sont alors personnalisés.

LPG Endermologie après une liposuccion

Lorsqu’une liposuccion a été associée à l’abdominoplastie, des séances de LPG Endermologie peuvent être proposées, dans notre pratique, à partir du dixième jour environ. Leur objectif est d’améliorer le confort et la souplesse des tissus sur certaines zones aspirées.

Ces séances ne sont pas indispensables et ne commencent qu’après contrôle de la cicatrisation. Elles ne doivent pas être réalisées sur une plaie ouverte, une infection, un hématome, un sérome ou en présence d’une suspicion de thrombose.

Comment dormir après une abdominoplastie ou un lipofilling ?

Dans notre protocole, il est demandé de dormir sur le dos pendant les quatre premières semaines suivant l’abdominoplastie.

Lorsqu’un lipofilling est réalisé pendant la même intervention, les consignes dépendent de la zone dans laquelle la graisse a été réinjectée. Il convient alors d’éviter toute pression prolongée sur les zones greffées. Par exemple, après un lipofilling des hip dips, également appelés creux trochantériens, nous demandons de ne pas dormir sur les côtés pendant huit semaines. Cette durée constitue une consigne propre à notre pratique et peut être adaptée à chaque intervention.

Que faire en cas de constipation ?

L’anesthésie, la diminution temporaire de l’activité physique et certains médicaments antalgiques peuvent ralentir le transit intestinal. Une hydratation suffisante, de courtes marches régulières et une alimentation contenant des fibres, lorsqu’elle est bien tolérée, facilitent généralement la reprise du transit.

Un laxatif léger peut être utilisé s’il a été conseillé ou prescrit. Il convient d’éviter les efforts de poussée importants.

Fils et baignade après l’intervention

Les fils utilisés pour fermer la cicatrice abdominale sont résorbables. Seuls quelques fils de sécurité placés autour de l’ombilic, ou nombril, doivent généralement être retirés environ trois semaines après l’intervention.

La baignade, les bains et la piscine sont généralement possibles après quatre à six semaines, à condition que toutes les plaies soient complètement cicatrisées et qu’il n’existe ni croûte, ni rougeur anormale, ni écoulement.

Quand peut-on reprendre le sport après une abdominoplastie ?

Dans notre protocole, la reprise du sport est généralement autorisée de manière progressive à partir de huit semaines. Les exercices sollicitant fortement les muscles abdominaux, le port de charges lourdes et les sports à impact peuvent nécessiter un délai supplémentaire lorsqu’un diastasis a été corrigé.

La marche est, en revanche, reprise précocement et augmentée progressivement. Une étude récente suggère que le retour au nombre habituel de pas se situe souvent autour de cinq à six semaines, avec d’importantes variations individuelles.

Comment préserver le résultat dans le temps ?

Le maintien d’un poids aussi stable que possible contribue à préserver le résultat d’une abdominoplastie. Une prise ou une perte de poids importante ainsi qu’une grossesse ultérieure peuvent de nouveau distendre la peau et modifier la paroi abdominale.

La cicatrice : un élément central de l’abdominoplastie

La cicatrice constitue un élément central de toute abdominoplastie. Il faut savoir que le terme « mini », dans mini-abdominoplastie, désigne avant tout l’étendue de la correction chirurgicale et non nécessairement la longueur de la cicatrice. Celle-ci dépend de la quantité de peau à retirer, de sa laxité et de la morphologie de la patiente. Dans notre pratique, une cicatrice de mini-abdominoplastie mesure fréquemment au moins 15 centimètres, tandis que celle d’une abdominoplastie complète se situe généralement entre 20 et 30 centimètres, parfois davantage.

Une cicatrice ne disparaît jamais complètement. Malgré sa longueur, elle peut toutefois devenir fine et très discrète lorsqu’elle est correctement positionnée, soumise à peu de tension et que la cicatrisation évolue favorablement. Sa qualité finale dépend également de facteurs individuels tels que la génétique, le type de peau, le tabagisme et la survenue éventuelle d’un retard de cicatrisation.

Où se situe la cicatrice d’une abdominoplastie ?

La position et la longueur prévisibles de la cicatrice sont étudiées dès la consultation. Son tracé est planifié en position debout, en tenant compte des sous-vêtements et des maillots de bain habituellement portés.

Le premier élément déterminant est son positionnement. La cicatrice horizontale doit être placée aussi bas que l’anatomie et la sécurité de la fermeture le permettent, habituellement dans le prolongement d’une cicatrice basse de césarienne, voire légèrement plus bas. Elle est plus longue qu’une cicatrice de césarienne et se prolonge latéralement en direction des hanches. Lorsqu’une ancienne cicatrice de césarienne est présente, elle peut généralement être comprise dans la peau retirée. Notre objectif est que la cicatrice définitive puisse rester dissimulée sous les sous-vêtements ou un maillot de bain.

Lors d’une abdominoplastie complète, l’ombilic, ou nombril, reste habituellement relié à la paroi abdominale et est extériorisé à travers un nouvel orifice cutané. À la Clinique Bellefontaine, nous recherchons, lorsque l’anatomie le permet, une distance comprise entre 9 et 13 centimètres entre l’ombilic et la cicatrice horizontale, ainsi qu’une distance d’environ 6 à 7 centimètres entre la partie supérieure de la région génitale et cette cicatrice.

Ces mesures constituent des repères propres à notre planification : elles doivent être adaptées à la longueur du tronc, à la position initiale de l’ombilic, à la quantité de peau pouvant être retirée, à la mobilité de la peau et à la tension nécessaire pour fermer l’incision. Le dessin préopératoire représente ainsi un projet personnalisé ; la position et la longueur définitives de la cicatrice peuvent légèrement varier selon les constatations effectuées pendant l’intervention et l’évolution de la cicatrisation. La cicatrice ne doit jamais être abaissée au prix d’une tension excessive ou d’un risque pour la vascularisation des tissus.

Pourquoi une courte cicatrice verticale peut-elle être nécessaire ?

L’examen permet de déterminer si la peau de la partie supérieure de l’abdomen pourra être suffisamment descendue pour obtenir une cicatrice horizontale basse. Lorsque cette mobilisation n’est pas possible sans exercer une tension excessive, l’ancien orifice cutané de l’ombilic ne peut parfois pas être entièrement retiré. Une courte cicatrice verticale, située au centre de la cicatrice horizontale, peut alors être nécessaire.

Dans certaines anatomies, cette solution permet de conserver une cicatrice horizontale plus basse tout en limitant la tension exercée sur les tissus. Nous nous efforçons toujours de rendre cette composante verticale aussi courte et discrète que possible. Il peut en effet être préférable d’accepter une petite cicatrice verticale centrale plutôt que de placer la cicatrice horizontale trop haut, où elle risquerait d’être visible au-dessus des sous-vêtements ou d’un bikini.

Comment limitons-nous la tension sur la cicatrice ?

Le deuxième élément important est la répartition de la tension. Pendant l’intervention, nous réalisons des sutures profondes de décharge et de tension progressive. Celles-ci fixent le lambeau abdominal aux plans profonds, répartissent les forces de traction et réduisent les mouvements entre les différentes couches de tissus ainsi que l’espace mort sous la peau.

La fermeture superficielle peut ainsi être effectuée avec le moins de tension possible. Cette technique crée des conditions plus favorables à l’obtention d’une cicatrice fine et limite notamment le risque de sérome, sans toutefois permettre de garantir l’aspect définitif de la cicatrice.

Nous recevons régulièrement en consultation des patientes gênées par une cicatrice abdominale placée trop haut et restant visible au-dessus des sous-vêtements. Une cicatrice trop haute peut parfois être abaissée, mais cette chirurgie secondaire est généralement plus complexe et son résultat dépend de la quantité de peau encore disponible. Une planification précise dès la première intervention reste donc essentielle.

Quels soins appliquer sur la cicatrice après une abdominoplastie ?

Les soins cicatriciels commencent uniquement lorsque l’incision est entièrement fermée, sans croûte, écoulement ni zone ouverte. À la Clinique Bellefontaine, ils sont généralement introduits trois à quatre semaines après l’intervention, selon l’évolution observée lors des contrôles.

Notre protocole associe l’application de la crème Keli-med et l’utilisation de pansements siliconés Mepiform pendant trois à six mois. Les gels et pansements à base de silicone figurent parmi les traitements non invasifs les mieux étudiés pour prévenir ou atténuer les cicatrices hypertrophiques. Leur effet reste néanmoins variable d’une patiente à l’autre et leur utilisation doit être adaptée à la tolérance de la peau.

Les massages doivent commencer progressivement et uniquement selon les indications de l’équipe.

Combien de temps faut-il pour que la cicatrice devienne définitive ?

Une cicatrice d’abdominoplastie évolue lentement. Elle est souvent rose ou rouge et parfois légèrement ferme durant les premiers mois, puis elle s’assouplit et s’éclaircit progressivement. Son aspect définitif ne peut généralement pas être évalué avant 12 mois et sa maturation peut se poursuivre pendant 18 à 24 mois.

Pendant cette période, il est important d’éviter le bronzage et l’exposition directe aux rayons ultraviolets, y compris en cabine. Les UV peuvent accentuer la pigmentation d’une cicatrice récente et rendre sa coloration plus durable. La cicatrice doit donc être couverte et, lorsqu’une exposition ne peut être évitée, protégée avec un écran solaire à large spectre d’indice SPF 50+, au minimum durant la première année et aussi longtemps qu’elle reste rouge ou pigmentée.

Même si la cicatrice d’une abdominoplastie demeure relativement longue, sa longueur ne détermine pas à elle seule la satisfaction après l’intervention. Son emplacement, sa finesse et l’amélioration globale du contour abdominal jouent également un rôle majeur. Lorsqu’elle est correctement planifiée et qu’elle évolue favorablement, elle reste habituellement dissimulée sous les sous-vêtements tout en permettant de retirer l’excédent de peau et de retrouver un ventre plus plat et mieux tendu, notamment après une grossesse ou une perte de poids importante.

Risques et effets secondaires

Comme toute intervention chirurgicale, une abdominoplastie comporte des risques, évalués individuellement lors de la consultation préopératoire. Les suites habituelles comprennent un gonflement, des ecchymoses, des douleurs, une sensation de tension, de la fatigue et une diminution temporaire de la sensibilité du ventre.

Les complications locales moins fréquentes sont principalement le sérome, l’hématome, le saignement, l’infection, le retard de cicatrisation, l’ouverture partielle de la plaie ou une souffrance de la peau pouvant aller jusqu’à une nécrose.

Une cicatrice élargie ou hypertrophique, des irrégularités du contour, une asymétrie ou des troubles sensitifs prolongés peuvent également persister. Le tabagisme, le diabète, l’excès de poids et certaines maladies vasculaires augmentent notamment les risques de cicatrisation difficile.

La thrombose veineuse profonde, l’embolie pulmonaire et les complications liées à l’anesthésie sont rares, mais potentiellement graves. La prévention repose sur une mobilisation précoce, les mesures de compression indiquées et les injections d’énoxaparine prescrites selon notre protocole, sauf contre-indication.

Lorsque l’abdominoplastie est associée à une liposuccion, au Renuvion ou à un lipofilling, les risques propres à chaque geste s’ajoutent à ceux de l’intervention.

Galerie Avant Après

Quelques résultats avant/après d’abdominoplasties réalisées par le Dr Favre. Chaque situation étant différente, ces images sont présentées à titre d’illustration.

Photographie professionnelle du docteur Yann Favre fondateur de la clinique Bellefontaine | Dr Favre Lausanne

Dr. Yann Favre, Expert en abdominoplastie

  • Consultation professionnelle par un spécialiste chirurgien plasticien FMH & EBOPRAS qualifié
  • Membre de la Société Suisse de Chirurgie Plastique et Esthétique
  • Plus de 15 années d’expérience en chirurgie plastique et esthétique dans divers cliniques et hôpitaux universitaires en Suisse et en Europe
  • Planification individuelle du résultat
  • Une équipe professionnelle et souriante qui s’occupe de votre bien-être avant, pendant et après votre traitement

Vidéos Avant-Après

Résultat avant/après d’une abdominoplastie réalisée à la Clinique Bellefontaine.

Les différents types d’abdominoplastie

Le lifting du ventre, également appelé abdominoplastie ou plastie abdominale, consiste à retirer l’excédent de peau et de graisse et à retendre la paroi abdominale. La technique est choisie selon la localisation et l’importance du relâchement cutané, la morphologie de la patiente et la présence éventuelle d’un diastasis.

La mini-abdominoplastie traite principalement un excès de peau situé sous le nombril. Le décollement cutané reste limité à la partie inférieure de l’abdomen et l’ombilic n’est généralement pas transposé. Cette intervention convient surtout lorsque le relâchement au-dessus du nombril est faible.

L’abdominoplastie classique corrige un excédent cutané situé au-dessus et au-dessous du nombril. La peau et la couche graisseuse sont mobilisées vers la partie basse du thorax, puis retendues vers le bas. L’ombilic reste attaché à la paroi abdominale, mais il est ressorti à travers une nouvelle ouverture afin de conserver une position naturelle.

L’abdominoplastie avec une courte cicatrice verticale, parfois appelée abdominoplastie « en T » dans notre pratique, constitue une variante de l’abdominoplastie classique. Elle peut être nécessaire lorsque la peau ne peut pas être suffisamment descendue sans créer une tension excessive ou placer la cicatrice horizontale trop haut. Nous privilégions alors, si nécessaire, une courte cicatrice verticale afin de conserver une cicatrice horizontale aussi basse que possible.

L’abdominoplastie en fleur de lys associe une cicatrice horizontale du bas-ventre à une longue cicatrice verticale traversant l’abdomen. Elle permet de retirer un excédent cutané important aussi bien verticalement qu’horizontalement, notamment après une perte de poids massive. À la Clinique Bellefontaine, nous réalisons très rarement cette technique en raison de l’importance et de la visibilité de la cicatrice verticale.

L’abdominoplastie inversée traite principalement un relâchement de la partie supérieure de l’abdomen. La peau est retendue vers le haut et les cicatrices sont placées dans les sillons sous les seins. Cette technique peut être utile dans des indications très sélectionnées. Dans notre pratique, nous la recommandons rarement, car sa correction peut être limitée et les cicatrices sous les seins ne sont pas toujours aussi discrètes qu’une cicatrice abdominale très basse.

Le body lift inférieur, ou lifting circulaire du tronc, traite l’excédent cutané du ventre, des hanches et du bas du dos. Sa cicatrice se prolonge autour de la taille et peut être plus difficile à dissimuler, notamment dans le dos. À la Clinique Bellefontaine, nous réservons donc cette intervention aux relâchements véritablement circulaires et privilégions, chaque fois que cela est possible, une technique évitant la cicatrice postérieure.

Les interventions pouvant être associées à une abdominoplastie

Spécialistes du body contouring, nous avons développé au fil des années notre propre approche de l’abdominoplastie. Celle-ci ne consiste pas uniquement à retirer un excédent de peau et de graisse avant de refermer la cicatrice. Afin de maximiser le résultat et de redessiner véritablement la silhouette, nous associons, selon les besoins de chaque patiente, différentes techniques telles que le VASER, la liposuccion du ventre, le Renuvion, le lipofilling et la correction du diastasis.

Nous avons ainsi développé un protocole exclusif d’abdominoplastie combinée, fondé sur une vision globale et personnalisée de la silhouette. Son caractère exclusif repose sur la manière dont le Dr Favre associe, adapte et séquence plusieurs techniques chirurgicales au cours de la même intervention, en fonction de l’anatomie et des objectifs de chaque patiente.

En effet, une abdominoplastie est rarement envisagée chez nous comme un simple retrait de peau. Elle est le plus souvent intégrée à une lipoabdominoplastie personnalisée, qui peut associer :

  • une liposuccion assistée par VASER de l’abdomen ;
  • une liposuccion complémentaire des hanches, des flancs, du dos ou des cuisses ;
  • un traitement par Renuvion dans certaines zones présentant un relâchement cutané ;
  • une correction du diastasis des muscles grands droits ;
  • une transposition de l’ombilic ;
  • un lipofilling des hip dips ou des fesses, également appelé Brazilian Butt Lift ou BBL.

Tous ces gestes ne sont pas systématiquement réalisés. Leur association est déterminée au cas par cas lors de la consultation préopératoire.

Une abdominoplastie classique peut suffire chez une patiente mince qui, après une grossesse, a retrouvé son poids initial et présente essentiellement un excédent de peau. Toutefois, la majorité de nos patientes nécessitent une prise en charge plus complète et personnalisée.

Le VASER est fréquemment utilisé pour préparer et émulsifier la graisse avant la liposuccion. Une liposuccion de l’abdomen est alors réalisée avant l’abdominoplastie afin d’affiner la couche graisseuse et d’obtenir un ventre aussi plat que possible. Elle peut être étendue aux hanches et au dos pour mieux définir la taille et harmoniser l’ensemble du tronc.

Selon la silhouette recherchée, la graisse prélevée peut ensuite être réinjectée au niveau des hip dips ou des fesses dans le cadre d’un BBL. L’objectif est alors de rééquilibrer les volumes et de créer une silhouette plus harmonieuse, pouvant notamment se rapprocher d’une forme en sablier.

Le Renuvion est également souvent associé à l’intervention. Les patientes présentant un relâchement cutané de l’abdomen ont fréquemment une perte de fermeté sur d’autres zones, notamment les hanches, le dos ou les cuisses. Lorsque ce relâchement reste modéré et ne justifie pas un lifting, le Renuvion permet de favoriser la rétraction et la remise en tension de la peau sans nécessiter de longues cicatrices supplémentaires.

L’objectif de ce protocole n’est pas uniquement d’obtenir un ventre plus plat. Il vise également à préserver ou à restaurer l’harmonie entre l’abdomen, la taille, les hanches, le dos, les cuisses et les fesses. La silhouette est ainsi considérée dans son ensemble et sous différents angles, plutôt que de traiter isolément la partie antérieure du ventre.

Notre approche intégrale de l’abdominoplastie permet d’agir, au cours d’une même intervention, non seulement sur le ventre, en traitant l’excédent de peau, les amas graisseux et le relâchement cutané, mais également sur l’ensemble du buste. L’objectif est de redessiner la silhouette de manière globale, harmonieuse et personnalisée.

Lorsque l’abdominoplastie est associée au VASER, au Renuvion, à la correction d’un diastasis, à la liposuccion de plusieurs régions et à un lipofilling des hip dips ou des fesses, la durée totale de l’intervention peut atteindre cinq à six heures. Cette durée ne correspond donc pas à celle d’une abdominoplastie classique isolée, qui dure en général de 2 à 3 heures, mais à celle d’une intervention complète de remodelage corporel associant plusieurs gestes au cours de la même anesthésie.

Diastasis : écartement des muscles grands droits du ventre

Après une grossesse, et parfois même en dehors de toute grossesse, les muscles grands droits de l’abdomen peuvent s’écarter au niveau de la ligne médiane.

Ce phénomène, appelé diastasis abdominal, entraîne un relâchement de la paroi musculaire et peut donner au ventre un aspect extrêmement arrondi et projeté vers l’avant. Certaines patientes nous confient même que leur entourage leur demande parfois si elles sont enceintes, alors que cette apparence est simplement liée au relâchement de leur paroi abdominale.

Dans un premier temps, des exercices adaptés, notamment le gainage et le renforcement des muscles profonds, peuvent améliorer la tonicité abdominale et contribuer à aplatir le ventre. Cependant, lorsque le diastasis est important, même un entraînement musculaire régulier et approfondi ne permet pas toujours de retrouver la paroi abdominale présente avant les grossesses.

Dans ce cas, nous réalisons une cure de diastasis au cours de l’abdominoplastie. Cette technique consiste à rapprocher les muscles grands droits et à remettre la paroi abdominale sous tension grâce à une plicature musculaire. Les sutures portent principalement sur les tissus fibreux qui enveloppent les muscles, et non directement sur les fibres musculaires.

Dans notre pratique, nous réalisons cette plicature au moyen de plusieurs lignes de sutures afin de répartir la tension et de renforcer la réparation. Lorsque le diastasis est important, le retrait de la peau et de la graisse ne suffit pas à corriger le relâchement de la paroi. La plicature joue alors un rôle majeur dans l’obtention d’un ventre plus plat et mieux soutenu.

Les tarifs

ActesPrix
Mini-abdominoplastieDès 5’000.- sous AL *
Abdominoplastie classique sans interventions associéesDès 12’000.- *
Abdominoplastie classique avec interventions associéesDès 19’000.- *

* Lorsqu’elle est réalisée dans un but esthétique, l’abdominoplastie n’est pas prise en charge par l’assurance de base (LAMal). Toutefois, après un amaigrissement très important, notamment à la suite d’un bypass gastrique, une participation de l’assurance-maladie peut être accordée lorsqu’un tablier abdominal entraîne une gêne fonctionnelle importante au quotidien.

À la demande du patient, la Clinique Bellefontaine peut préparer et transmettre une demande de garantie de prise en charge à l’assureur-maladie. L’établissement de ce dossier fait l’objet de frais administratifs supplémentaires, communiqués au patient à l’avance. Chaque demande est examinée individuellement par l’assureur-maladie, sur recommandation de son médecin-conseil.

La Clinique Bellefontaine étant une clinique privée, le devis doit être réglé intégralement. Tout montant effectivement accepté et versé par l’assurance-maladie viendra ensuite en déduction du montant dû ; le solde non couvert reste à la charge du patient, de même que sa franchise et sa quote-part éventuelles.

Nous contacter

Vous avez des questions ou vous souhaitez prendre rendez-vous à la Clinique Bellefontaine ? La Clinique Bellefontaine se trouve au centre de Lausanne, rue Belle-Fontaine 2, 1003 Lausanne. Nous recevons des patients de tout le canton de Vaud, ainsi que de Genève, du Valais, de Fribourg et de Neuchâtel. Vous pouvez nous écrire votre demande via notre formulaire de contact ou nous appeler au +41 21 601 33 33. Nous nous réjouissons de votre venue !

Articles scientifiques

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