Avant l’intervention
La consultation commence par votre projet : qu’aimeriez-vous modifier, et surtout qu’aimeriez-vous conserver ? Nous examinons ensuite votre silhouette debout, la qualité de la peau, les réserves graisseuses et les zones sur lesquelles une liposuccion est possible.
L’évaluation porte également sur vos antécédents, vos médicaments, votre poids, votre consommation de tabac ou de nicotine et les éventuels facteurs de risque de thrombose.
Nous examinons également les zones dans lesquelles vous souhaitez obtenir une augmentation de volume au niveau des fesses : la partie supérieure ou inférieure des fesses, leur partie latérale ou plusieurs de ces régions. Nous évaluons également la présence de cellulite. Lorsque celle-ci forme des dépressions ou des invaginations marquées, le lipofilling peut parfois permettre d’atténuer ces irrégularités et d’améliorer l’aspect de la peau.
Lorsqu’une liposuccion abdominale est prévue, une échographie est systématiquement réalisée afin de rechercher une éventuelle hernie. L’arrêt complet du tabac est préconisé au moins trois semaines avant l’opération et jusqu’à douze semaines après celle-ci, afin de favoriser la cicatrisation et une meilleure prise de la graisse greffée. Un bilan sanguin est également demandé.
La consultation sert aussi à expliquer les limites. Le volume exact qui pourra être injecté et résorbé ne peut pas être promis à l’avance. Il dépend de la quantité de graisse viable disponible, de l’anatomie, de l’élasticité de la peau et de la capacité du tissu sous-cutané à recevoir la greffe dans de bonnes conditions.
La procédure
Les dessins sont réalisés debout avant l’intervention. Ils indiquent les zones de liposuccion, les régions à préserver et les secteurs où une augmentation de volume est recherchée.
Après désinfection, une solution tumescente est infiltrée dans les zones de prélèvement. La liposuccion assistée par vibrations Microaire PAL® Power-Assisted Liposuction permet ensuite d’extraire la graisse et de remodeler la silhouette par de petites incisions, généralement de 3 à 4 millimètres. La graisse est préparée dans un circuit fermé HVP® de Wells Johnson afin de conserver les éléments utiles à la greffe.
Avant l’injection de la graisse, nous utilisons la technique EVL, qui permet de préparer et d’assouplir les tissus graisseux de la fesse afin d’augmenter leur capacité d’accueil et de faciliter la répartition d’un volume plus important de graisse. Après avoir été traitée, celle-ci est injectée dans les fesses sous guidage échographique en temps réel, selon la technique Safe BBL. Ce contrôle échographique permet de visualiser précisément la position de la canule tout au long de l’injection. La graisse est injectée exclusivement dans le tissu sous-cutané, au-dessus du fascia glutéal profond. Les canules utilisées pour l’injection sont rigides, à extrémité mousse et de diamètre adapté conformément aux principes de sécurité actuels.
Immédiatement après la lipostructure des fesses, un pansement adapté ainsi qu’une gaine de compression sont mis en place afin de soutenir le processus d’adaptation de la peau. L’intervention est normalement réalisée en ambulatoire et dure entre trois et quatre heures.
Après l’intervention
Une certaine perte de volume doit être anticipée après la lipostructure des fesses, car toutes les cellules graisseuses ne survivent pas à leur transplantation dans les tissus. Après la phase de résorption, environ 60 à 80 % de la graisse greffée subsiste selon notre expérience à la Clinique Bellefontaine.
Lorsque vous devez vous asseoir, l’utilisation d’un coussin BBL spécifique est recommandée afin de limiter la pression exercée sur les fesses pendant 8 semaines. Il est également important de dormir sur le ventre pendant les deux premiers mois et d’éviter autant que possible de dormir sur le dos ou sur les côtés, afin de ne pas exercer de pression sur les zones greffées, ce qui augmenterait le risque de résorption.
Pour les personnes qui éprouvent des difficultés à dormir exclusivement sur le ventre, une solution peut consister à acheter un matelas peu coûteux et à y aménager une ouverture destinée à accueillir les fesses. Celles-ci restent ainsi dégagées et ne subissent pas de pression pendant le sommeil.
Les médicaments postopératoires, y compris une éventuelle antibiothérapie, sont prescrits selon le protocole de la clinique, l’étendue de l’intervention et vos facteurs de risque. Prenez-les exactement comme indiqué. Afin de prévenir les irrégularités, des séances d’Endermologie LPG sont fortement recommandées dès la première semaine suivant l’intervention, dans les zones où la liposuccion a été pratiquée.
Le port régulier de la gaine de compression est indispensable. Pendant trois semaines, elle doit être portée jour et nuit et retirée uniquement pour la douche. Les gonflements et les éventuelles ecchymoses diminuent progressivement au cours des jours suivant l’intervention. Afin de limiter le risque de sérome et de favoriser la cicatrisation des zones liposucées, il est recommandé, pendant les deux premières semaines, de privilégier le repos en position couchée sur le ventre ou en position assise avec un coussin BBL, et d’éviter de rester debout de manière prolongée.
Le maintien d’un poids stable joue un rôle important dans l’obtention et la conservation du résultat. Une première appréciation est possible quatre semaines après l’intervention, mais le résultat définitif ne peut être évalué qu’après environ six mois. Le sport est à nouveau praticable après 8 semaines, voire 12 semaines si vous souhaitez augmenter les chances de prise de graisse. Nous détaillons semaine par semaine la convalescence après un BBL.
Risques et effets secondaires
Le BBL est une intervention chirurgicale et comporte des risques, même lorsque les recommandations de sécurité sont respectées. Les complications possibles comprennent notamment :
- infection ;
- saignement ou hématome ;
- sérome ;
- irrégularités de contour ou asymétrie ;
- modifications de sensibilité de la peau ;
- cicatrisation défavorable ou nécrose cutanée ;
- nécrose graisseuse ou kystes huileux ;
- thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire ;
- embolie graisseuse.
L’injection exclusivement sous-cutanée et le guidage échographique en temps réel sont destinés à réduire le risque d’une injection profonde. Ils ne rendent pas le risque nul. Comme nous effectuons régulièrement des contrôles en position debout lors de l’intervention, le risque d’avoir une bosse ou une asymétrie après l’opération est diminué. Le guidage échographique est le seul moyen de vérifier, pendant l’injection, que la canule reste au-dessus du muscle. Le Dr Favre détaille les risques du BBL dans un article dédié.